Invité du dimanche dans Le Parisien : Robert Badinter, ancien garde des sceaux et sénateur socialiste, commente l'actualité de la semaine (état du PS, climat politique, identité nationale...).
A la question : Quel regard portez-vous sur le PS ?
Robert Badinter répond :
Le choc des ego donne parfois l'impression que le Parti socialiste se réduit à un champ clos d'ambitions personnelles. C'est une vision injuste. Elle est alimentée par la médiatisation politique plus intéressée par les querelles de personnes que par les projets. La victoire à l'élection présidentielle requiert au moins trop conditions : un grand parti, un projet cohérent et enfin un leader.
Qu'est-ce qui fait défaut au PS ?
R.B. Le choix du leader reste probablement la question la plus difficile aujourd'hui.