Les grands crimes – infanticides, parricide, fratricide, déicide ou
régicide, et leurs sanctions – emprisonnement, punition, exécution,
tortures diverses ou absolution -
sont fondateurs de l'humanité, depuis
la loi du talion jusqu'à l'abolition de la peine de mort.
Un homme qui a tué peut-il être tué à son tour ? Quelle représentation, voire quelle esthétique de la violence ont engendré ces questions lancinantes ? (...)
qui se déroulera au Musée d'Orsay du 16 mars au 27 juin 2010,
Merci de lire mes textes sur Yann PIAT, via facebook, pour mieux saisir mon vécu et les enjeux, qui sont les nôtres...
Courtoisement.
Catherine Eyssette
Rédigé par : Catherine Eyssette | 04/03/2010 à 14:20
Je pense que l'art doit renouer avec la figuration symbolique. Il en a été dissuadé car les allégories sont devenues pompeuses. Nous aimons la violence dans l'art car nous recherchons l'intensité. Les moyens de l'art étant extrêmement modestes, le recours à la violence n'y a pas le même rôle que dans la réalité. La beauté est un biais pour faire intégrer les notions de crime et de châtiment par le cerveau. Je vous propose de regarder sur mon site la sculpture "Un bourreau" . Ici l'esthétique doit faire comprendre le châtiment comme "nécessité de la punition". L'oeuvre peut par ailleurs représenter les punitions psychiques, les freins, les limites que l'on se donne. Les sculptures de prisonniers (d'opinion)sont également conçues comme allégoriques. Cela permet d'éviter la laideur (laideur=déchéance, humiliations infligées aux résistants) et de rabattre l'homme au niveau du zombie, tendance déplorable de l'art depuis 50 ans. Voir les parcours Figures maléfiques et tyranniques et parcours Prisonniers.
Rédigé par : JONGEN Christine | 19/03/2010 à 10:08
cher monsieur Robert Badinter
sans parler d'art mais bien de crimes et châtiments,
C' est en qualité de représentant du Collectif Independent Who que je m'adresse à vous. Ce collectif a pour objet l'indépendance de l'OMS en matière nucléaire. Il est composé d'ONG et d'individus . Son action principale réside dans la tenue d'une vigie silencieuse tous les jours ouvrables devant le siège de l'OMS à Genève , depuis le 26/4/2007 . Cette action vise à pointer la collusion d'intérêt entre l'AIEA et l' OMS , qui est à l'origine de la désinformation sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl . Lors de notre dernière rencontre avec les représentants de l'OMS le 2/7/2009 un forum réunissant des chercheurs indépendants et des membres de l'OMS nous a été proposé pour débattre de ces problèmes.
Lors de notre Assemblée Générale des 13-14/2/2010 nous avons décidé d'organiser une action le 26/4/2010 à Paris à l'occasion du Tchernobyl Day. Nous comptons notamment inaugurer une exposition de 300 portraits de liquidateurs victimes de la catastrophe sur le parvis des droits de l'Homme du Trocadéro . Pour accompagner cet évènement nous venons de rédiger un manifeste qui sera publié dans la presse. Les premiers signataires sont Raymond Aubrac, Jean Pierre DUPUY et Jean ZIEGLER .
Nous avons pensé que compte tenu de vos écrits et votre action pour dénoncer l'injustice , vous pourriez vous associer à notre démarche en qualité de signataire de ce manifeste dont vous trouverez un exemplaire en me répondant.
En espérant que vous répondrez favorablement à notre demande afin de soutenir notre action.
Je vous prie d'agréer Monsieur l'expression de mon profond respect.
Jean-Yves Peillard
Rédigé par : Jean-Yves Peillard | 27/03/2010 à 09:52
Cher Monsieur,
Je porte à votre connaissance les paroles de "La Dernière", chanson réaliste composée par Arnaud Roi et mise en musique par Fred Ferrand.
Très respectueusement
LA DERNIÈRE
A la mémoire de Germaine Godefroy,
dernière femme condamnée à mort et guillotinée le 21 avril 1949
Refrain
A la communale
j’étais la dernière
Au charbon j’allais
toujours la dernière
En amour je fus
la dernièr(e) des dernières
C’matin sur l’échafaud
j’suis encor’ la dernière :
La dernièr’ femme
qu’on assassine
au couteau de
la guillotine !
I.
Se fair’ tailler la hure
au Rasoir National
Eternuer dans la sciure
tout ça n’est pas banal
Le chou dans l’massicot
ils veul(ent) tous que j’regrette
d’avoir tué mon lourdaud
un vieillard malhonnête !
Refrain
II.
Vous voulez des détails
Je ne cacherai rien
Revenant du travail
je l’ai soûlé au vin
et un’ fois endormi
à grands coups de feuillard
j’ai tranché dans le lard
de mon pire ennemi !
Refrain
III.
Ils vont me raccourcir
dans les Bois de Justice
Je le dis sans malice
mais ça me fait bien rire :
j’adore mon amant
ses vingt et un printemps
et pour lui j’ai occi
çui qui m’servait d’mari !
Refrain
IV.
Je m’en vais à la butte
et j’y Monte-à-Regret
On me traite de pute
La foule se distrait
La tête dans la lucarne
je me sens résignée
j’attends que la vieill’ carne
me la mette au panier !
Refrain
Paroles : Arnaud Roi
Musique: Fred Ferrand
Copyright Arnaud Roi 2010
Rédigé par : Arnaud Roi | 04/04/2010 à 17:53