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19/09/2011

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Voici les sites qui parlent de Robert Badinter appelle à signer la pétition contre l'exécution de Troy Davis :

Commentaires

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2011 : des états tuent encore et toujours.Insoutenable,révoltant.

- ... Cette justice d'élimination, cette justice d'angoisse et de mort, décidée avec sa marge de hasard, nous la refusons. Nous la refusons parce qu'elle est pour nous l'anti-justice, parce qu'elle est la passion et la peur triomphant de la raison et de l'humanité ... -

Discours de Robert Badinter à l'Assemblée nationale, le 17 septembre 1981.

Il est aujourd'hui déplorable qu'un pays que tout le monde dit "démocratique" pratique encore de nos jours le meurtre, l'assassinat légal. Peu nous importe de savoir si la personne est coupable ou innocente. Respectons enfin la déclaration UNIVERSELLE DES DROITS DE L'HOMME

la peine de mort est un crime légal, la vengence n'est pas la justice, la loi du talion n'a jamais apaisé les souffrance. Je m'oppose donc aujourd'hui et dans l'absolu à toutes exécutions capitales sous couvert d'une fausse justice.

Liberté!

Pour une vraie justice


Non à une condamnation qui nous fait honte

Aucune certitude quant à sa culpabilité, et je suis contre la loi du Talion, donc contre la peine de mort ! je demande la révision du procès de Troy Davis au vu des éléments pouvant l'innocenter.

Le problème de l’injustice et de la Grâce


La mort scandaleuse de Troy Davis, - bien que semblant sans rapport au plan des raisons qui décidèrent de cet acte -, de celle du guillotiné Jacques FESCH en 1957, est de nature à nous interpeller.

«On a guillotiné un saint » tel est le sentiment de ceux qui suivirent l’évolution spirituelle de Jacques FESCH, dont les lettres de prison amèneront bien des conversions (1) qui pour sa part avait tué un policier.

Dans la situation de Troy Davis, aucun élément ne semble prouver qu’il commettait l’acte reproché, sur la foi de prétendus témoins puisque reconnaissant que leurs dires furent imposés par la police, et qu’ils se rétractèrent.

Selon ce que rapportent les témoins des derniers instants de Troy Davis, ce dernier n’a cessé de prier, même pour ceux qui le condamnèrent, lui qui clama sans cesse son innocence.

I

La prière en faveur des bourreaux, qu‘il s’agisse de juges, de policiers, de l’homme d’Etat qui refusa la grâce humaine, ne saurait spirituellement les laver de leur responsabilité, car si la miséricorde de Dieu est infinie, les règles de l’économie divine veulent que chacun soit amené à réparer ses fautes dès lors qu’elles résultent d’un choix, d’une prise de conscience préalable, expression de notre liberté !

Si relativement à J+C il est dit : « mais malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré ! Il aurait mieux valu pour lui qu'il ne fût pas né, cet homme-là ! " (Mat. XXVI, 24), « Car Dieu n'a pas fait la mort, et il n'éprouve pas de joie de la perte des vivants. » (Sag. I, 13), par voie de conséquence, n’aurait-il pas été préférable à tous ces bourreaux de ne pas naître ?

L’interrogation étant posée, la réponse est délicate et nous entraîne vers le Mystère de Dieu.

Relativement à Troy Davis, une question des apôtres me revient en mémoire, celle de la raison pour laquelle l’aveugle est né aveugle, selon l’interrogation pour ses péchés ou les péchés de ses parents : alors que le Sauveur ne dénigre pas les choix exposés, Il répond : «Ni lui, ni ses parents n'ont péché, mais c'est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui. » (Jean IX, 3)

Relativement aux bourreaux, la réponse est encore plus difficile ; sont-ils des instruments alors conscients de la Grâce ?

Ou bien la Grâce opérera-t-elle à cause de leur acte, mais leur absence de conscience les handicapera à bénéficier immédiatement de ce qu’ils ne cherchaient pas à accueillir, s’ils se sont fermés à la Grâce.

II

Si donc c’est pour que les œuvres de Dieu se manifestent en Troy Davis, que cet homme est ainsi mort, il convient bien entendu de prier pour lui – tous les êtres ont besoin de prières – mais aussi de l’associer à nos prière, lui qui aura connu déjà le vrai jugement celui que l’on nomme le Jugement particulier.

Quant aux bourreaux, laissons Dieu les éveiller à la conscience de telle sorte que par leur seul travail, ils parviennent un jour à entrevoir ce qui est la vrai et la seule Justice, celle de Dieu dont la Loi est l’Amour de notre prochain.

Jean-Pierre BONNEROT

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(1) Jacques FESCH : Lumière sur l’échafaud et a6m LEMONNIER : Cellule 18, Ed ouvrières, Paris, nombreuses rééd.

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